Un jour pour commémorer la Grande Guerre
En une journée

Description

 


Le Pays noyonnais en vallées de l’Oise reste une terre terriblement marquée par les affres du premier conflit mondial de 14-18. Cette journée vous permettra de vous souvenir de ces évènements à travers un patrimoine qui a gardé de lourdes traces.


 


10h : la Grande Guerre à Noyon. Cette petite visite du centre-ville vous fait passer par l’hôtel de ville qui, sous l’occupation est le centre administratif de la Kommandantur exercée par les Allemands. Après guerre, l’hôtel de ville conserve sa façade du XVIe siècle, mais le reste du bâtiment est majoritairement détruit. Contemplez sa façade puis jetez un œil à l’intérieur du bâtiment, a gauche quand vous y entrerez, une fresque de Pinchon y représente les tourmentes de la guerre à l’hôtel de ville.


Ensuite, dirigez vous vers le monument aux morts à côté de la cathédrale pour y voir la crypte qui abrite les noms des 214 Noyonnais morts pour la France.



La cathédrale enfin, ravagée par l’incendie du 1er avril 1918 provoqué par des bombardements français a détruit entièrement sa toiture. La charpente de bois est alors remplacée par du béton armé. Vous pourrez encore observer des Impacts d’obus sur sa façade ainsi que sur les chapelles rayonnantes de la cathédrale. N’hésitez pas à entrer à l’intérieur de Notre Dame qui reste un joyau de l’architecture gothique.


12h30 : Déjeuner dans le centre-ville à la Dame Journe dont les plateaux de fromage et desserts sont connus dans toute l’Oise.


14h : Visite guidées des carrières de Montigny. Essentiellement ouvertes aux XVIIIe et XIXe siècles pour l’extraction de la pierre de taille, les carrières de Montigny ont abrité des combattants de la guerre 14-18. Les unités de l’armée française y aménagent des cantonnement, postes de commandement et de secours, cuisines ou encore des chapelles et un hôpital militaire. Une respiration « à l’abri de l’enfer, là-haut », où subsistent des sculptures et ornements.



16h : Faites un petit crochet à l’est pour un parcours à Chiry-Ourscamp, le premier village allemand sur la route de Paris.


L’abbaye d’Ourscamp tout d’abord est un site remarquable, toujours habité. Durant la Première Guerre mondiale les Allemands y entreposent des stocks d’essence et de munitions, et s’y cantonnent : le site est à 2km de la première ligne allemande. Les Français bombarderont cette position en 1915, il ne restera alors que des ruines. L’abbaye reprend vie en 1941, grâce à l’arrivée de religieux qui s’y trouvent encore et ont très largement ouvert le lieu au public.



S’il vous reste encore un peu de temps, profitez-en pour vous rendre aux ruines du château de Mennechet, toujours à Chiry-Ourscamp. Bâti en 1880, le château de style Henri II a été conçu pour recevoir les œuvres d'art d'Alphonse Mennechet de Barival. Au cours de la Première Guerre mondiale, le château-galerie est endommagé, la seconde guerre mondiale ne l’épargnera pas et depuis il n’a jamais été restauré. La ruine est propre, le château a été profondément nettoyé par le propriétaire du lieu qui a effectué un gros travail en enlevant des tonnes de pierres, de gravats et de ferrailles, souvenir des deux guerres.


 


Intéressé.e.s par une randonnée de mémoire inspiré de cette idée de séjour ?


Découvrez le parcours pédestre de 7km à Chiry-Ourscamp.



Rando : Chiry-Ourscamp 14-18

Localisation